Virginie Letyrant égaie le mobilier d’entreprise

By 15 janvier 2015Médias
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À Cerville naissent des objets hors normes. Imaginés par Virginie Letyrant, ils donnent un sacré coup de jeune au mobilier d’entreprise. Atout séduction pour ces atypiques porte-parapluies, plateaux, bars nomades et autres arbres de bois et de métal.

«J’ai toujours adoré la déco et les belles choses.» Lorraine d’adoption, Virginie Letyrant explique une passion originelle devenue métier. Son accent chantant et chaleureux du sud-ouest ne la quitte pas quand elle évoque son parcours. Toulouse est sa ville natale. La douceur de la ville rose aura sans doute joué le rôle d’inspiratrice d’une existence. Après un cursus d’études commerciales à l’INSEEC de Bordeaux, Virginie Letyrant entre en 1997 aux Messageries lyonnaises de presse, où elle occupe durant onze ans un poste de cadre commercial. Ses responsabilités la mènent, dans la gestion d’équipes et de projets, à effectuer de nombreux déplacements en France. Elle raconte la suite : «J’ai eu alors envie de faire autre chose, de mieux m’accomplir et de réorienter ma carrière.» Ce recentrage professionnel et cette introspection personnelle trouvent une nouvelle voie. Peu à peu germe l’idée de créer une société d’objets design pour particuliers et entreprises. Il faudra quelques mois de démarches nécessaires, une remise à niveau et des formations à la CCI pour que tout se concrétise. En 2011, la société Mes I.D.O. voit le jour, d’abord couvée par une pépinière, avant de prendre son envol pour un horizon heureux. Le concept est de partir de produits teintés, de banalité au quotidien et d’en extraire une nouvelle force mêlant esthétisme, fonctionnalité, praticité. En somme lier utilité et décoratif. Le résultat est bluffant. Le pari s’avère gagnant.

Le savoir-faire lorrain en pointe

Ici, porte-parapluies, bars nomades, plateaux et autres arbres à vêtements et à bijoux semblent se mouvoir dans une étrange légèreté qui en fait leur charme. Virginie Letyrant avance cet argument : «Cela permet aux entreprises de se démarquer, de rendre leur intérieur plus agréable, en respectant à la fois leur image, leurs exigences propres et la charte graphique. En dynamisant leurs logos ou leur visibilité extérieure par exemple. Les couleurs sont une source de différenciation et de mise en valeur.» Ces objets haut de gamme diffusés par Mes I.D.O. sont imprégnés d’une talentueuse patine locale et artisanale revendiquée par la créatrice. Les quatre fabricants avec lesquels travaille Virginie Letyrant sont tous des Lorrains : bois des Vosges, aluminium et métal de la région de Nancy. La recette fonctionne. Les produits Mes I.D.O. – qui sont tous déposés à l’INPI – séduisent des PME régionales mais aussi d’autres situées dans le Nord ou en Bretagne, et des grands groupes. Suède et Belgique sont également parmi les destinations. Quand elle visite une société et prend en compte ses besoins spécifiques, Virginie Letyrant met en musique professionnalisme et savoir-faire, avec une partition qui sonne comme autant de coups de coeur :«Réaliser l’objet qui ira le mieux avec la personnalité et la philosophie du client. Chacun a une histoire. La sienne.» À ses côtés, son mari Olivier adjoint l’aspect technique à l’inspiration de sa femme. Le futur, Virginie Letyrant le dépeint avec enthousiasme : «Continuer à grandir progressivement. Et toujours faire connaître des produits souvent méconnus, avec, pourquoi pas, un développement européen.» À sa manière, elle est devenue une ambassadrice de la Lorraine. Une région qu’elle a appris à connaître et à aimer : «Quand nous sommes arrivés, c’est vrai, nous pensions repartir rapidement ! Surtout à cause du climat. Puis, nous nous sommes beaucoup attachés aux valeurs lorraines.» Mes I.D.O. poursuit son chemin à la rencontre des entreprises, commerces, animateurs de réseaux, franchises et responsables marketing. Virginie Letyrant sait personnaliser et sublimer un univers au sein duquel la déco professionnelle se veut souriante et dynamique.

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Revue de presse Les Tablettes Lorraines n° 1691 16 Lundi 26 janvier 2015- Laurent Siatka